Un devis sans réponse n'est pas un devis refusé. Dans la grande majorité des cas, le silence d'un client signifie qu'il reporte sa décision — pas qu'il l'a prise contre vous. Les raisons sont multiples : il attend un autre devis, il a oublié, il est occupé, il n'ose pas négocier, il hésite encore.
Sans relance de votre part, ce chantier potentiel disparaît dans la pile. Avec une relance simple et bien timée, vous convertissez en moyenne 15 à 20% des devis sans réponse.
Au-delà de 30 jours sans réponse sur trois relances, le dossier peut généralement être fermé. Le client a fait son choix.
Ton : chaleureux, sans pression. Objectif : rappeler votre existence et ouvrir la discussion.
"Bonjour M. Martin, je me permets de revenir vers vous concernant le devis que je vous ai transmis le [date]. Avez-vous eu l'occasion de le consulter ? Je reste disponible si vous avez des questions sur le champ des travaux ou sur le tarif."
Ton : plus direct, avec proposition concrète.
"Bonjour M. Martin, je reviens vers vous car je n'ai pas eu de retour suite à mon devis du [date]. Si vous avez des interrogations ou si vous souhaitez qu'on en discute par téléphone, n'hésitez pas à me rappeler au [numéro]. Je suis disponible cette semaine."
Ton : neutre, informatif. Laisse une porte ouverte sans insistance.
"Bonjour M. Martin, mon devis du [date] arrive bientôt à expiration. Si ce projet est toujours d'actualité, je serais heureux de vous proposer une intervention. Dans le cas contraire, je reste à votre disposition pour de futurs besoins."
Marcel génère le devis en 2 min depuis le chantier — vous, vous vous concentrez sur le commercial et les relances.
💬 Tester Marcel gratuitementEmail : idéal pour la première relance. Discret, laisse une trace écrite, le client peut répondre quand il veut.
SMS : plus intrusif mais taux d'ouverture très élevé (95% vs 20–30% pour l'email). Réservé à la deuxième relance si l'email n'a pas abouti.
Appel téléphonique : le plus direct. Permet de comprendre les objections et de les lever immédiatement. À utiliser pour la deuxième ou troisième relance avec les chantiers importants.
Le problème des relances, c'est qu'elles arrivent toujours au mauvais moment — quand vous êtes sur un chantier, en déplacement, ou simplement fatigué. La solution : un système plutôt qu'une discipline.
Méthode simple en 3 étapes :
Aucun logiciel de CRM n'est nécessaire pour démarrer. Un simple agenda Google suffit. L'essentiel est que la relance devienne un réflexe mécanique plutôt qu'une décision à prendre chaque fois.
Un artisan qui fait 4 devis par semaine sans jamais relancer laisse passer en moyenne 0,6 à 0,8 chantier supplémentaire par semaine. Sur 48 semaines, c'est 30 à 40 chantiers perdus. À une marge moyenne de 400€ par chantier, c'est 12 000 à 16 000€ de CA annuel laissé sur la table — uniquement parce que vous n'avez pas envoyé un email ou un SMS.
La première relance doit intervenir 5 à 7 jours après l'envoi du devis. Si toujours sans réponse, une deuxième relance à J+14 avec proposition d'un échange téléphonique. Une troisième relance à J+30 en mentionnant l'expiration prochaine du devis. Au-delà, le dossier peut être fermé.
Adoptez un ton chaleureux et sans pression pour la première relance (« Avez-vous eu l'occasion de le consulter ? »). Devenez plus direct à la deuxième en proposant un appel. Restez neutre et informatif pour la dernière. Variez le canal : email puis SMS puis téléphone.
Une relance bien timée convertit en moyenne 15 à 20% des devis sans réponse. Sans relance, ces chantiers potentiels disparaissent simplement dans la pile. C'est l'une des actions les plus rentables pour augmenter son chiffre d'affaires sans effort commercial supplémentaire.